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JOURNAL DE DAPHNÉ
( Voyage en Inde en janvier 2000- dernier voyage-)
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Après un voyage interminable, mais pas désagréable, nous arrivâmes à Bombay. Jan connaissait un petit hôtel indien très savoureux où nous passâmes 2 jours. Être à Bombay, quelle sensation agréable!
Jan m'emmène faire un peu de shopping. J'ai l'impression de découvrir l'Inde avec lui.
J'ai oublié de dire que nous étions partis de Paris, Jan, son fils Jonathan et moi. Il passa ces 2 jours avec nous mais lui restait une semaine car il avait du travail à Bombay et son amour devait l'y rejoindre.
Nous étions donc tous les trois
dans ce petit hôtel de Bombay
aux chambres pleines de miroirs qui leur donnaient un air érotique et nous savourions ces moments de shopping et de halte pour se rafraîchir ou se nourrir. Et puis, nous partîmes pour Goa où Jonathan devait nous rejoindre plus tard avec son amie pour aller à Hampi, c'est à dire à la maison.
Arrivée à Goa, le chauffeur de Jan nous y attend et nous nous installons à Candolun dans une charmante maison sur la plage tenue par un couple de goans assez savoureux.
Et là c'est le retour dans un endroit où l'on a vécu tellement de choses et qui est devenu un bazar à touristes qu'une certaine nostalgie remonte mais la saveur y est, et les amis aussi. Donc, nous y passons une semaine d'amour, de mer, de poissons frais. Puis Jonathan arrive avec Johanna et nous voila repartis. Nous prîmes la route tôt le matin pour arriver dans l'après-midi pour avoir assez de lumière de jour pour installer la maison.
Et c'est l'arrivée à Hampi,endroit magnifique, mythologique, sublime village où se mélangent les temples et ces montagnes de pierres dont certaines ont l'air de tenir par je ne sais quel miracle et qui ont l'air d'avoir été apportées là et posées artistiquement dans le décor.
Hampi, petit village qui s'est construit dans ce qui était une allée de temples qui mène au grand temple et qui fonctionne comme s'il avait toujours été ainsi. Puis nous continuons la route et nous arrivons à la fin de celle-ci là où il faut continuer à pied, traverser deux plantations de bananiers et l'on arrive à la rivière qui en dehors de la mousson où l'eau envahit tout, est une petite rivière parsemée de rochers par lesquels nous passons pour arriver à la cocoteraie et découvrir dans un coin de celle-ci, au bord de l'eau, la petite maison.
C'est trop joli comme une catte postale. |
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SUITE ET FIN DU JOURNAL
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Derrière la maison, sur un des côtés, deux autres petites maisons ont été construites pour le personnel qui se compose de deux familles. Ces deux familles vivent là et entretiennent la cocoteraie sous le commandement du manager de Jan, Haincimentha, un petit indien très pittoresque qui a l'air d'être un fils de la jungle.
Nous ouvrons la maison et l'installation commence. Tout le monde s'y met; heureusement car j'ai attrapé une espèce de grippe à Goa qui me laisse assez apathique -chaleur comprise-.
Quelques heures plus tard, nous sommes installés. Jan a envoyé chercher quelques victuailles et nous pûmes dîner avant de nous mettre au lit pour un repos bien mérité.
Jan et moi allons dormir dans la maison qui se compose d'une pièce, d'une cuisine et d'une salle de bains qui se révèle incroyable car elle est prise dans les rochers. Il faut dire que la maison elle-même est construite sur les rochers et c'est dans la salle de bains qu'on le voit et de l'extérieur bien sûr.
Jonathan et Johanna, quant à eux, se sont installés royalement sur la terrasse avec le ciel pour toit et l'ombre d'un arbre. Ils doivent rester 3 jours.
Et donc nous vivons notre première nuit dans la jungle, bercés par des milliers de sons d'animaux et insectes qui sortent la nuit.
Et le matin, quel bonheur de se réveiller dans ce décor, au bord de la rivière, avec le bruit de l'eau qui s'écoule, devant ce jardin où se mélangent coco-tiers, palmiers, frangipaniers,et plein d'autres sortes de plantes. C'est un ravissement.
Après un petit déjeuner délicieux car nous avons ramené de Goa quelques bonnes confitures et quelques denrées que l'on ne trouve qu'à Goa, car étant touristique, ils essaient d'y avoir toutes sortes de produits pour répondre à la demande,
nous partons à la découverte de
Hampi.
Jan y est très aimé et l'accueil que lui réservent les gens est assez émouvant entre la joie de le revoir et le fait que s'il est là, il va les faire travailler.
Il nous présente M. Guitti, un monsieur indien qui a passé du temps à l'Ashram de Pondichéry et qui a ouvert à Hampi une boutique où l'on trouve quelques bons livres ainsi que certains produits de Pondichéry comme encens, papiers à lettres, cahiers, et quelques bons produits ayuverdiques. On peut y lire le journal, feuilleter les livres. Endroit culturel plaisant.
...JOURNAL INTERROMPU... |
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LETTRE D'UNE AMIE EN GUISE D'�PITAPHE.
(Disparition de Daphné le 29 février 2000)
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Daphné jolie,
En rentrant de Paris tout à l'heure,
j'étais, comme souvent depuis ta disparition en train de penser à toi quand la radio a joué "The girl from Ipanema" et je me suis dit que pour moi, tu étais cette girl d'Ipanema, mais un Ipanema oriental, paréo ou sarong noué sur tes hanches, déambulant sur une plage au soleil et rejettant tes cheveux en arrière comme tu le faisais toujours. Tu es cette fille de la plage, du soleil et du vent mais aussi celle des potagers et de la campagne, des fêtes et du travail patient sur tes jolis objets. Tu es celle qui a vécu tant de vies, car il y a bien d'autres aspects de toi et tous les gens qui sont ici ont leur propre kaléidoscope dans leur tête; mais voilà ce que tu étais pour moi, cette fille de liberté, le corps et la tête toujours en partance vers la vie. (Je te vois m'écoutant, tu rejettes tes cheveux en arrière, tu avances ton corps en avant et tu me réponds avec exubérance en jouant de tes mains). La seule ombre que je te connaissais, c'est une expérience douloureuse en Inde il y a des années. Et, de nouveau, tu es partie là-bas rejoindre ton destin. Sur cette terre de notre Mère l'Inde qui t'a vue partir. Et tu reviens aujourd'hui parmi nous. Je suis passée de l'incrédulité à la colère et aujourd'hui la paix revient en moi. Que pouvons-nous comprendre, que pouvons-nous savoir? Tu avais un destin, une histoire à toi. Tu nous as raconté tant de belles histoires, tu en as vécues tant, ici et là. Ta propre histoire, toujours, écrite avec ton encre à toi, tes accents personnels et ta philosophie bien particulière. Daphné jolie, tu nous illumineras toujours par ta joie et ton énergie. Là où tu es maintenant, continue à vivre de belles histoires de paix et de joie que tu pourras nous raconter à tous. Que Dieu te prenne dans ses bras!
Beau voyage, la Daf!
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QUELQUES MOTS DE SON
ONCLE JO EN PENSANT � ELLE
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Daphné était fille du soleil, fille de la Méditerranée, fille de la fête.
Elle nous laisse beaucoup de chagrin mais aussi beaucoup d'amour. Souvenons-nous de son sourire, de la lumière qu'elle a dispensée autour d'elle, à chacun de nous, et essayons de ne pas être trop affligés. Elle en serait malheureuse.
Nous penserons à elle et nous l'imaginerons toujours belle, jeune, affectueuse, libre, vivante.
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DELFICA
PO�ME de Gérard de Nerval
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La connais-tu DAPHN�, cette ancienne romance
Au pied du sycomore ou sous les lauriers blancs
Sous l'olivier, le myrte ou les saules tremblants
Cette chanson d'amour...Qui toujours recommence?
Reconnais-tu le Temple au péristyle immense
Et les citrons amers où s'imprimaient tes dents,
Et la grotte fatale aux h�tes imprudents,
Ou du dragon vaincu dort l'antique semence?
Ils reviendront, ces Dieux que tu pleures toujours!
Le temps va ramener l'ordre des anciens jours.
La terre a tressailli d'un souffle prophétique...
Cependant la Sybille au visage latin
Est endormie encor sous l'arc de Constantin.
- Et rien n'a dérangé la sévère portique.
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| Chez Jan, à l'intérieur de sa maison à Hampi (Inde) |
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| Toujours chez Jan, à l'extérieur. |
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| Toujours à Hampi,dans les rochers |
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| A Palma de Mayorque, Cristina et Jo -été 1999- |
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| Plan d'eau près de la maison de Ian, dans les rochers |
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| Installée sur mon tabouret préféré. |
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| Avec Ian, dans la campagne, près de sa maison |
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